Islam : citations des Pieux Prédecesseurs


Comment les salafs ont expliqué le verset : {Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants}
13 octobre 2010, 12:30
Filed under: Aqida, Minhaj

Certes Allah a révélé : { Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kafirun) } , { les voilà les injustes (dhalimun) } { les voilà les pervers (fasiqun) } (sourate al-Maïdah, v.44, 45, 47)

Voyons comment les salafu salih des premières générations ont expliqué les paroles d’Allah azza wa jall :

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Ibn  ‘Abbas a dit à propos du verset : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kafirun) » :

« Le sens est le kufr, mais pas le kufr en Allah, Ses Anges, Livres et Messagers »

[Ibn Jarir At-Tabari rapporte (10/355/12053). Cheikh Al-Albani dit : «Son isnad est sahih.»]

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Et dans une autre narration, Ibn ‘Abbas dit  à propos de ce verset :

« Ce n’est pas le kufr qu’ils (c’est-à-dire les Khawarij) croient, en effet ce n’est pas le kufr qui sort de la religion, c’est un kufr en dessous du kufr. »

[Rapporté par Al-Hakim (2/313) et il a dit « isnad sahih » et Ad-Dhahabi a approuvé. Cheikh Al-Albani précise : « Et il aurait été plus méritoire pour eux de dire : « sahih selon les conditions des deux shaikh (Bukhari et Muslim) » car l’isnad est ainsi. Puis, j’ai vu qu’ibn Kathir a dit dans son tafsir (6/163) d’après Hakim qui a dit : « sahih selon les conditions des deux shaikh », donc il est évident que cette parole est omise dans l’édition imprimée de Al-Mustadrak. Et ibn Kathir attribue aussi la narration, récapitulée, à ibn Abi Hatim. »]

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Et dans une autre narration, d’après ‘Ali Abu Talha d’après ibn ‘Abbas qui a dit :

« Celui qui rejette ce qu’Allah révélé est un kafir et celui qui y croit, mais ne juge pas par cela est un dhalim fasiq (injuste pervers). »

[Rapporté par ibn Jarir (12063). Cheikh Al-Albani dit : «Ibn Abi Talha n’a pas entendu d’ibn ‘Abbas, mais la narration est bonne comme témoin.»]

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Ata ibn Abi Rabah a dit à propos des trois versets :

« kufr duna kufr, fisq duna fisq, dhulm duna dhulm (mécréance moindre que la mécréance, perversité moindre que la perversité, injustice moindre que l’injustice). »

[Rapporté par ibn Jarir (12048-12051). Cheikh Al-Albani dit : «Et son isnad est sahih.»]

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Selon Sa’id Al-Makki d’après Tawus qui a expliqué à propos du verset :

« Ce n’est pas le kufr qui sort de la religion. »

[Rapporté par ibn Jarir (12052). Cheikh Al-Albani dit : «Et son isnad est sahih. Et ce Sa’id est ibn Ziyad As-Shaybani Al-Makki et ibn Ma’in et Al-Ijli et ibn Hibban et d’autres l’ont déclaré digne de confiance et un groupe rapporte de lui.»]

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Elhamdoulillah, le succès ne vient que d’Allah, voila qui suffit a apaiser les coeurs et faire taire les passions de ceux qui ont été atteints par la fitna du takfir en disant avec leur langue des paroles graves et teintées d’ignorance: ils rendent mécréants les gouvernements des pays  musulmans sur la base de ces versets, mais il apparait clairement à l’authentique salafi (suiveur des salafs) que leur propos et passions divergent du tafsir des meilleurs générations et des meilleurs des hommes, si ce n’est pas du plus grand exégéte du Coran (ibn ‘Abbas, rahimahumaLlah) ! C’est auprès d’Allah que nous cherchons le refuge et la guidée.

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Ambiguïté concernant la notion de « Kufr duna Kufr »

Un des abus les plus ridicules de notre époque est certainement celui concernant la déclaration d’Ibn Abbas رضي الله عنه: « Kufr duna Kufr ». Cette déclaration est en effet employée aujourd’hui de manière fort abusive et est utilisée comme une « brosse en métal » servant à polir les dents des tyrans qui, rappelons le, ont encore des morceaux de viande sanglants de la Oummah coincés au milieu de leurs dents pourries. Mais nous jetterons ici un bref regard sur cette déclaration afin de montrer qu’elle a été faite à une époque et dans un contexte différents, et qu’elle n’a pas lieu d’être utilisée dans la situation actuel.

L’époque de cette déclaration date d’un conflit entre Mu’awiyah et ‘Ali Ibn Abi Tâlib رضي الله عنه, tout deux compagnons de Muhammad – صلى ا لله عليه و سلم –. Les rebelles ayant quitté le camp de ‘Ali avaient qualifié d’apostats Abu Mussa al Ash’ari, arbitre pour ‘Ali et ‘Amr Ibnul ‘Asse, arbitre pour Mu’awiyah.

La preuve citée par ces rebelles, plus tard connus sous le nom de Khawarij, était les paroles d’Allah – le Très Haut – dans le Qur’an : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants » Sourate al Ma’idah – Verset 44.

Pour cette raison, les deux Sahaba (compagnons) mentionnés ci-dessus ont été qualifiés de Kuffar par les Khawarij qui ont prétendu que les deux arbitres avaient jugé autrement que par ce qu’Allah – le Très Haut – a révélé, devenant ainsi des apostats – ceci dans leur préoccupation d’arranger la dispute entre ‘Ali et Mu’awiyah. En réponse à cette interprétation erronée du verset et pour défendre Abu Mussa et ‘Amr Ibn ul ‘As, Ibnul Abbas a dit que ce qui s’était produit était du « Kufr duna Kufr » (une moindre mécréance, une mécréance moins importante que la grande mécréance).

Plus tard, il fit comprendre que les membres mentionnés étaient en fait toujours Musulmans et que l’interprétation du verset par les Khawarij n’était pas correcte. Mais Ibn ul ‘Abbas رضي الله عنه ne se doutait pas que les Tyrans et leurs partisans utiliseraient plus tard, à une époque qui est la nôtre, cette simple déclaration comme une excuse pour gêner ceux qui enjoignent le bien et interdisent le mal en essayant de remplacer les agents de Shaytan et en essayant de démolir leurs trônes à jamais.

En fait, cette déclaration a été corrompue avec tant de détails et de soin, dans le but de tromper, que la plupart des gens ont oublié l’autre déclaration d’Ibn ‘Abbas.

On rapporte le récit suivant d’après Hassan ibn Abi ar-Rabi’a Al Jurjâni le récit : « Nous avons entendu d’après ‘Abd ar Razaq, d’après Mu’ammar, d’après Ibn Tawûs, d’après son père qui a dit, on a questionné Ibnul ‘Abbas quant à la déclaration d’Allah : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants ». Il (Ibn ‘Abbas) a alors répondu, « C’est un Kufr suffisant ».

Lorsque Ibnul ‘Abbas a déclaré que « c’est un Kufr suffisant », cela ne peut être pris comme excuse pour dire que c’est un « Kufr mineur ». Lorsqu’il a dit « suffisant », cela ne peut être compris que comme étant un « Kufr majeur ».

L’importance de cette question est directement liée aux règles de Tâfsir des versets du Qur’an. Elles sont ici divisées en cinq points qui vont être élaborés ci-dessous :

——> 1. Les Ahl us Sunnah wal Jama’a, dont toutes les écoles de pensée et jurisprudence islamique, ont consentis (Ijmaa’) que la déclaration d’un Sahabi (compagnon) ou de quelques Sahaba (compagnons) n’est pas suffisante pour éliminer un verset généralisé du Coran. Cette règle est appelée « La Yasluh Mukhasisa lil Qur’an », stipulant qu’un verset général du Qur’an ne peut être rendu spécifique par un Sahabi sans un Ijmaa’, un verset opposé du Qur’an, un hadith ou une autre preuve existante.

Cette règle ne signifie pas que la déclaration d’Ibnul ‘Abbas, « Kufr duna Kufr », est fausse en ce qui concerne le cas et le verdict de l’époque. Non, ce n’est pas le cas. Mais cela signifie que lui et les Sahabas l’ont compris (cette Fatawa) en tenant compte de la réalité de leur époque, ce qui n’a pas contredit le Qur’an ou la Sunnah.

——> 2. Pour la protection du Qur’an, nous devons tenir compte de l’Ijmaa’ d’Ahl us Sunnah Wal Jama’ah sur la méthodologie quant à la manière d’interpréter les versets. En effet, d’après la règle, l’explication d’un verset du Qur’an doit correspondre à sa signification extérieure, à moins qu’il n’y ait d’autres preuves nous permettant d’avoir recours à des significations non apparentes. Cela s’est produit dans des cas très rares. Les savants du Tâfsir ont dit : « Si cette règle n’est pas préservée, alors la porte des innovations sera grande ouverte aux gens du Baatin pour changer les significations apparentes du Coran et les présenter de façon totalement différente de ce que Ahl us Sunnah a convenu ».

Il est donc important de comprendre que nous ne devons pas jouer avec les mots ou les significations apparentes des mots dans les versets. S’il y a une autre signification, il doit y avoir une preuve indépendante pour la justifier. Par exemple, Ibn ‘Abbas a compris que le verset 44 de Sourate al Ma’idah faisait allusion à une certaine sorte de Kufr, qu’il a lui-même appelé Kufr, sans donc changer le mot Kufr. Mais il savait qu’il y avait d’autres Hadith du Prophète – صلى ا لله عليه و سلم – qui disaient :
« Il y a trois sortes de juges, deux sont à l’Enfer et un au Paradis : un homme qui a jugé autrement que selon la vérité en connaissance de cause, il sera donc dans le feu. L’autre est celui qui a jugé dans l’ignorance, il sera aussi dans le feu. La troisième personne est celle qui savait la vérité et qui a jugé d’après elle, elle sera donc au Paradis ».

C’était la preuve indépendante pour empêcher Ibnul ‘Abbas d’appliquer le Takfir (anathème) sur les partisans des camps de ‘Ali et Mu’awiyah. C’est ainsi parce que le hadith concernant les juges correspondait plus à cette situation que le verset employé par les Khawaarij. Nous pouvons constater que les Khawarij avaient une objection envers certaines personnes (pour ce qu’ils étaient), tandis que les Mujahideen sont contre ceux remplacent la Shari’ah par des lois humaines.

——> 3. Le commentaire d’Ibnul ‘Abbas sur le verset ne faisait pas allusion aux gens qui remplaceraient la Shari’ah comme étant des apostats ou non. Il parlait en réalité de ceux qui n’ont simplement pas réussi à avoir recours à la révélation pour un jugement ou une décision spécifique, ce qui est certes une mécréance, mais moindre que la mécréance de ceux qui changent ou modifient toutes ou une partie des lois de la Shari’ah dans des cas généraux.

——> 4. De plus, Ibnul ‘Abbas رضي الله عنه a divergé avec les Sahaba dans beaucoup de questions, comme, par exemple, sur le fait qu’il n’ait pas considéré Nikâh al Mut’a (le mariage temporaire, dit de jouissance) comme Harâm, mais comme Halal jusqu’à ce que ‘Ali ibn Abi Talib lui dit : « Tu es un homme perdu ». Az-Zubayr رضي الله عنه l’a aussi réprimandé : « Si tu continues à déclarer que c’est halal, je te lapiderai jusqu’à la mort ».
Ibnul ‘Abbas est aussi connu pour avoir émis la Fatawa selon laquelle le Riba an Nasi’a (l’intérêt rassemblé pour une durée de temps) serait Halal, mais le Riba simultané totalement Haram.
Une fois, il a aussi donné le verdict que la fête du sacrifice est Wajib (obligatoire), alors que la plupart des Sahaba ont décrit cela comme recommandé. De même, tout le monde peut voir que Ibnul ‘Abbas a également divergé avec les Sahaba sur beaucoup d’autres points. Pourquoi les « disciples aveugles » de la déclaration « Kufr duna Kufr » ne le suivent-ils pas aussi aveuglément dans ces autres Fatawa ?

——> 5. Les Muffassirin (les savants du Tafsir) parmi les Salaf (anciens) comme Ibn Kathir, Ibn Taymiyyah et Ibn Qayyim al Jawziyyah aussi bien que les savants contemporains du Tafsir, comme Ahmad Shâakir, Muhammad ibn Ibrahim, Oussama Shâakir et Mahmoud Shâakir, ont relaté l’énonciation d’Ibn ‘Abbas et en connaissaient le contexte et la réalité de son époque.
Pourquoi se sont-ils alors séparés de lui sur cette question et ont désignés certains dirigeants de leur époque comme étant des Kuffar à cause de leur remplacement de la Shari’ah ?
Ces savants ne relateraient pas l’avis de Ibnul ‘Abbas رضي الله عنه pour diverger ensuite, à moins de ne connaître le sens de la déclaration et son contexte. De la même manière, pourquoi n’a-t-on pas nommé ces savants « Khawarij » mais plutôt « Mujahideen » ?

Lorsque Ibnul ‘Abbas رضي الله عنه a divergé avec quelques Sahaba en ce qui concerne le sacrifice de l’agneau, il a cité des versets du Qur’an et des Hadith prophétiques pour appuyer ses propos. Les autres Sahaba ont répondu : « Mais ni Abu Bakr ni ‘Umar ne l’ont jamais décrété Wajib (obligatoire). » Il a alors prononcé une parole restée célèbre : « Je vous ai dit : Allah et Son Messager ont dit, et vous me dites Abu Bakr et ‘Umar ont dit ? Vous ne craignez donc pas que le ciel s’abatte sur votre tête ! »

Il (Ibn ‘ Abbas رضي الله عنه), serait-il alors content aujourd’hui de voir que son nom est utilisé pour contredire un verset décisif du Qur’an ? En conclusion, les mots d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه ne peuvent être employés en faveur des tyrans qui remplacent la Shari’a. Pour eux, c’est le verset de l’épée qui est plus adéquat, lorsque Allah dit :

« (…) tuez les associateurs ou que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toutes embuscades. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la salat et acquittent la zakat, alors laissez-leur la voie libre (…) » Sourate at Tawbah – Verset 5.

Et cela car il est dit dans un Hadith relaté par l’Imam Ahmad dans son Musnad, sur l’autorité de Jabir Ibn Abdullah : « Le Messager d’Allah – صلى ا لله عليه و سلم – nous a ordonné de combattre avec ceci (et il a indiqué son épée) celui qui délaisse cela (et il a indiquée le Qur’an) ».

C’est exactement ce qu’Ahl us Sunnah wal Jama’a a dit concernant ceux qui gouvernent autrement que par ce qu’Allah a fait descendre, changeant complètement la Shari’ah ou ne légiférant (d’après elle) que sur certains points; il s’agit d’une mécréance majeure (Kufr Akbar). S’ils ne réussissent pas à l’appliquer dans QUELQUES situations, cela peut être considéré comme une mécréance moins grande que la mécréance (Kufr duna Kufr) ou bien de la petite mécréance (Kufr Asghar).

Al ‘Allamah, le grand Muhadith (Savant du Hadith) de notre siècle, Ahmad Shâakir, explique la différence entre Kufr Asghar (mineur) et Kufr Akbar (majeur) et sa conclusion est bouleversante :

« Cela vient de la parole de Abou Majliz. Lorsque les Ibadiyyah (Khawarij) lui ont demandé la signification du verset, ils ont souhaité de lui qu’il applique le Takfir (anathème) sur le groupe du Sultan (l’Imam ‘Ali). Abou Majliz a alors dit qu’ils ont fait ce qu’ils ont fait et savent que c’est un péché.
Ainsi, la question des Ibadiyyah à Abou Majliz et Ibn ‘Abbas ne concernait pas ce sur quoi les innovateurs contemporains se sont fondés, à savoir le jugement concernant les richesses, les moeurs et le sang selon une loi divergeant de la législation des musulmans. Leur question ne concernait pas non plus le fait de promulguer une loi obligatoire à suivre par les musulmans et qui consiste à se référer au jugement d’un autre qu’Allah dans son livre ou par la bouche de Son Prophète.

En effet, cet acte n’est rien d’autre qu’un rejet de la loi d’Allah, une désertion de Sa religion et une préférence des lois des mécréants à la loi d’Allah. Et personne parmi les gens de la Qiblah (musulmans) de toutes tendances confondues ne doute de la mécréance de ceux qui tiennent de tels propos ou y invitent les gens.

Et partout où nous vivons aujourd’hui, il y a un délaissement des lois d’Allah en général, sans aucune exception. On préfère autre chose à Sa loi, qui a été révélée dans Son Livre et à travers la Sunnah, et on dénonce la « sévérité » de la Shari’ah.

Quiconque utilise les paroles d’Ibn ‘Abbas et d’Abou Majliz comme preuve pour changer leur statut, espérant s’allier avec les dirigeants ou essayant de faire en sorte que le jugement par autre chose que ce qu’Allah a fait descendre soit acceptable dans l’Islam, son état est, conformément à la Shari’ah, celui d’une personne qui a nié la Souveraineté d’Allah. Il doit se repentir publiquement. S’il l’admet, ce sera la preuve qu’il est dans une mécréance moindre. Mais s’il insiste sur cette déclaration et ne fait pas Tawbah (repentir) et accepte ces lois, alors tout le monde sait comment agir avec un Kafir qui insiste sur son Kufr ».

Le Shaykh al Islam, Muhammad ibn ‘Abdul Wahhab, a dit à propos de cette question :

« La deuxième forme de Taghoût est le gouverneur transgresseur qui change les lois d’Allah.
La preuve se trouve dans la parole d’Allah : « N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi (prophète) et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge (dans leur dispute) le Taghout, alors que c’est lui qu’on a demander de rejeter. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement » Sourate an Nissâ – Verset 60.
La troisième forme de Taghoût est celui qui gouverne par autre chose que la loi révélée par Allah. La preuve se trouve dans la parole d’Allah : « Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne gouvernent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants » Sourate al Ma’idah – Verset 44.

L’ancien Mufti de la Péninsule Arabe, al ‘Allamah (le savant le mieux informé dans la doctrine religieuse), al Muhaddith (savant du hadith), al Faqih (juriste Islamique), Shaykh Muhammad ibn Ibrahim, descendant du Shaykh mentionné ci-dessus, a mentionné en particulier ceux qui abusent de la déclaration d’Ibn ‘Abbas :

« Quant à ce qui a été cité comme étant de la mécréance moindre que la grande mécréance (Kufr dûna Kufr), lorsqu’une personne juge selon autre chose que la loi divine tout en sachant qu’elle est pécheresse et que la loi d’Allah est la vérité, cela ne concerne que ceux pour qui cela n’arrive qu’une fois dans des cas isolés. Quant à ceux qui mettent en place des lois ordonnées et obligent les gens à leur obéir, cela est de la mécréance majeure, même s’ils disent : nous nous sommes trompés et la loi religieuse est plus juste. Cette mécréance expulse donc de la religion celui qui s’en rend coupable. »

Le grand savant espagnol, l’Imam al’ Allamah Abu Muhammad ‘Ali ibn Ahmad ibn Sa’id ibn Hazm az-Zahiri a relaté avec grand soin le statut de ceux qui délaissent le jugement d’Allah et l’énormité d’un tel acte :

« Allah a dit : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous » Sourate al Ma’idah – Verset 3.

Et Allah dit aussi : « Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agrée, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants » Sourate al Imrân – Verset 85.

Ainsi, quiconque revendique que quelque chose de l’époque du Messager – صلى ا لله عليه و سلم – n’est plus valable en ce qui concerne le jugement et que cela a changé après sa mort, a déjà choisi une autre religion que l’Islam. Cela est dû au fait que les actes d’adoration, de jugement, de choses légiférées comme Haram, de choses ont légiférées comme halal et les verdicts de la religion qui existait de son (– صلى ا لله عليه و سلم –) temps, constituent l’Islam que Allah a agréé pour nous. Et l’Islam n’est rien d’autre que cela.

Ainsi quiconque délaisse quoi que ce soit de cela, a simplement quitté l’Islam. Et quiconque parle d’autre chose que cela, a simplement parlé d’autre chose que l’Islam; il n’y a aucun doute sur le fait que Allah nous a informés de tout et qu’Il L’a déjà parachevé (l’Islam).

Et quiconque prétend que quelque chose du Coran ou des hadiths auxquels nous devons nous fier est abrogé, et que cette personne ne présente pas de preuves ou un texte qui abroge le précédent, alors elle ment à propos de Allah et appelle au refus de la Shari’ah, à la da’wah d’Iblis et l’entrave du chemin d’Allah -nous en cherchons le refuge auprès d’Allah.

Allah dit: « En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien » Sourate al Hijr – Verset 10.

Ainsi quiconque prétend que le Coran a été abrogé a simplement dit un mensonge sur son Seigneur et a en réalité prétendu qu’Allah n’a pas préservé le Coran après l’avoir révélé. »

Nous devons donc comprendre de tout cela que nous n’avons aucune excuse et que nous ne pouvons pas cacher la mécréance évidente de ces dirigeants parmi nous, qui ne supportent tout simplement pas que la moindre particule la plus légère de Shari’ah soit mise en place.

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Source
Ps. Serait-il possible d’avoir plus de précisions concernant le point 4 de cet exposé si quelqu’un en dispose bi idhnillah ? Wa BarakAllahu fîkum.

Wa Salam’alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh
Fichiers attachés
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Les talafi se servent d’un athar d’ibn ‘abass pour défendre leurs tendre gouverneur ;

-Quand ibn ‘abbas était allé voir les khawarij, pour les conseiller, les khawarij avait accusé ‘ali radhi Allahu ‘anhu d’avoir juger une affaire arbitrairement, et ils ont présenté le verset de la sourate la table servie ; « et ceux qui ne jugent pas par les lois d’Allah ce sont eux les mécréants » ibn ‘abbas leur avait dit, « ce n’est pas le koufr auquel vous pensé » puis il leur dit « koufr douna koufr », ce qu’il faut comprendre c’est que nous ne pouvons pas prendre cet parole et la rendre générale sur tous ce qui ne jugent pas par les lois d’Allah, non, car à la base celui qui ne juge pas par les lois d’Allah est un mécréant, quand ibn ‘abbas a dit cette parole koufr douna koufr, il ne faut pas oublier que la shari’a était instauré, ibn ‘abbas a parler de ‘ali qui avait jugé une affaire arbitrairement, il leur apporta un verset de la sourate nissa, « fa b’athou hakaman min ahlihi… » donc il ne s’agit en aucun de légiférer des lois en dehors de celle d’Allah, non, il s’agissait ici d’une affaire particulière, ‘ali ne s’est pas donné le droit de légiférer une loi, de l’instaurer, pour tous le monde, il a jugé avec ijtihad, la shari’a était implanté.

Il faut bien faire la différence entre celui qui légifère des lois, les instaures, et oblige les gens à les suivre, ceci est le droit d’Allah ‘azza wa jal, et celui qui suie la législation d’Allah, qui la met en application, mais qui lui est arrivé de juger une affaire par ijtihad, passion, ou par pot de vin.

Il faut revenir au sabab de la parole d’ibn ‘abbass, et comprendre comment il a fait pour dire koufr douna koufr.

Les talafi ont comparé les houkam d’aujord’hui aux salaf, ce qui est une insulte, comment pourrait-on comparer ‘ali (le compagnon calife) et bouteflika, mohamed 6, et le roi saoud ?
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(a partager un maximum) toute modification / ajout est la bienvenu (par message)
————— bismiLLAH

Revenons au origine de la Parole « Kufr Duna Kufr » bi idhni Llah :

– C’est bien Ibn Abbas, le Sahabi (Radhi Allah ou anhou), concernant ces hommes qui ont tué Outhman (Radhi Allah ou anhou). Ali (Radhi Allah ou anhou) qui était le gouverneur de l’époque avait appelé à un arbitre pour juger la situation. Les Khawarij vont voulu eux se retourné contre le gouverneur Ali ibn Ali Talib. Ibn Abbas parti voir les Khawarij qui ont accusé Ali de ne pas avoir jugé avec les lois d’Allah SUR CETTE AFFAIRE et ces Khawarij ce sont appuié du verset  » et ceux qui ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé, les voila les mécréant » pour le rendre MECREANT et la Ibn Abbas leur a répondu que non ce n’est pas une mécréance comme vous croyez mais Kufr duna kufr) ..

CONTEXE : Ali le gouverneur avait une GOUVERNANCE AVEC LES LOIS D’ALLAH, le droit de légiféré (lois humaines, aucune loi(s) contraire à l’islam était présente dans sa gouvernance), ni il ne manqué d’appliquer les lois d’Allah (tel la jizya, les peines, zakat …) en des termes simple : la Shari’a était en place !

Ali n’a jamais légiféré ne serait-ce qu’une seul loi, Ali (Radhi Allah ou anh) a jugé 1 affaire par ijtihad Il recherchait la vérité selon le coran et la sounna
—-

Maitenant si nous parlons des gouverneurs aujourd’hui le contexte est TOTALEMENT DIFFERENTS

– Les gouverneurs aujourd’hui ne GOUVERNE PAS AVEC LES LOIS D’ALLAH
– Les gouverneurs aujourd’hui ont DÉLAISSÉE LES LOIS D’ALLAH (LES LOIS D’ALLAH ne SONT PLUS EN VIGUEUR !!)
– Les gouverneurs aujourd’hui ont LEGIFEREES n’ont pas 1 ou 2 lois mais DES LISTES DE LOIS ET DE LISTES (DES CONSTITUTIONS)
– Les gouverneurs aujourd’hui n’ont pas fait un ijtihad sur 1 affaire comme Ali (Radhi Allahou anh) mais se sont accaparés le droit de Législation, en rendant halal ce qu’Allah a rendu Hram et inversement

Est-ce que nous pouvons comparé un dirigeant qui avait pour support de législation la shari’a et un homme qui a pour support de législation la démocratie, où n’importe quel homme peut se donné le droit d’Allah ?

Il est donc INCONCEVABLE de parler mettre un lien direct avec la parole Kufr duna Kufr de Ibn Abbas avec les gouverneurs aujourd’hui

—-
Ce que vous ne comprenez pas malheuressement c’est que celui qui DELAISSE LA SHARIA ne GOUVERNE PAS AVEC LA SHARIA est mécréant (Taghout) mais vous vous parlez de « celui qui ne juge pas avec la loi d’Allah  » c’est autre chose :

Quand on parle de « celui qui ne juge pas avec la loi d’Allah » c’est un jugement qu’on fais dans tel ou tel situation (1 affaire dans le cas de Ali et la parole de Ibn Abbas kufr duna kufr)
MAIS on parle de GOUVERNANCE, de LEGISLATION Absolument TOUT LES GOUVERNEURS jusqu’a l’époqeu de Ibn Taymiyya GOUVERNAIENT TOUS AVEC LES LOIS D’ALLAH mais ils se peut certes qu’ils JUGE dans certains cas ou des affaires sans se référer aux lois d’Allah d’ou « et ceux qui ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé .. »

A partir de Ibn Taymiyya les gouverneur ont commencés DANS LA LEGISLATION A RAJOUTEE 1 lois par si et par là, à délaissé 1 loi ici et là est là ON TOUCHE A LA LEGISLATION D’ALLAH et celui qui se permet de faire des lois contraire et les imposés aux gens ou DELAISSE LES LOIS D’ALLAH dans la GOUVERNANCE alors c’est un Taghout (car il a dépassé les limittes, il s’est accaparé le droit d’Allah : La législation) et MECREANT !

Ibn Taymiyya -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit :

« Celui qui gouverne sans se référer au Livre Saint est un Tâghoût » [Source : Madjmou al-Fatawa, 28/201]

Ibn Taymiyya -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit :

« La Loi descendue de la part d’Allah est le Coran et la Sounna avec laquelle Allah envoya Son Messager, sallallahou ‘alayhi wa sallam. Cette Loi personne n’a le droit de La quitter, seul un mécréant la quitte » [Source : Madjmou al-Fatawa, 11/262]

cette grande innovation de DELAISSER LES LOIS D’ALLAH a commencé à voir le jour à l’époque de Ibn Taymiyya et PAS AVANT! JAMAIS les dirigents n’ont osés s’accaparé la législation ou mettre des lois humaines (même pas 1 ) tu ne trouvera pas cela ! Mais les dirigents avant Ibn Taymiyya on au niveau du JUGEMENT (juger les gens avec support législatif la SHARIA TOUJOURS!) on juger les gens des fois par passions, ou par ijtihad sans se révéré au quran et la sunna c’est pour ça que tu trouvera avant Ibn Taymiyya parmi les salaf et autre parlé toujours et beaucoup de reprise sur  » celui qui ne JUGE PAS AVEC LA LOI D’ALLAH … »

C’est pour ça
Ibn Taymiyya -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit :

« Lorsqu’un homme rend permis une chose unanimement interdite, ou au contraire interdit une chose unanimement permise, ou remplace la Loi unanimement reconnue, il est un mécréant à l’unanimité des savants » [Source : Madjmou al-Fatawa, volume 3, page 267]

Et Wallahi je te met au défie de me rapporté des paroles de Salaf, de compagnons, de grands savants anciens parlant PRECISEMENT :
– Que le gouverneur qui ne GOUVERNE PAS AVEC LES LOIS D’ALLAH
– N’impose pas les lois d’Allah, n’impose pas par exemple la jizya
– Délaisse la Shari’a pour d’autre consitution

n’est pas un MECREANT ! Tu ne trouvera pas !

Voici Le savant de l’Islam qui répond : Ibn Taymiyya -qu’Allah lui fasse Miséricorde-a dit :

« Il est fatalement connu dans la Loi des musulmans, et tous les musulmans s’entendent pour affirmer que celui qui permet de suivre une autre loi que l’Islam, ou une autre législation que Celle de Mouhammad -salla Allahou ‘alayhi wa salam- est un mécréant, et sa mécréance est comme celle de celui qui croit en une partie du Livre et mécroit en une autre … » [Source : Madjmou al-Fatawa, 28/524]

A partir du moment ou 1 seul loi est mis en vigueur qui est contraire à l’Islam (c’est a dire interdire ou autorisé le contraire d’Allah) c’est de la MECREANCE Ibn taymiyya dit : Ibn Taymiyya -qu’Allah lui fasse Miséricorde- dit aussi :

« Tout groupe qui se soustrait à une des Lois de l’Islam apparente et reconnue, doit être combattu selon le Consensus des savants musulmans, même si les membres de ce groupe ont prononcé la Chahada. Allah dit : « Et combattez les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de Chirk et que la Religion soit entièrement consacrée à Allah » – ainsi si une partie de la Religion est consacrée à Allah et qu’une autre partie l’est à un autre qu’Allah, il faut combattre jusqu’à ce que la Religion soit entièrement consacrée à Allah »

(Source : Madjmou al-Fatawa, volume 28, pages 278-279)

Ibn Taymiyya très claire

Ibn Taymiyya -qu’Allah lui fasse Miséricorde- dit également :

« Tout groupe qui délaisse, change, ou refuse de mettre en application une quelconque Loi convenue et incontestée de l’Islam, que ce soit ces gens ou d’autres, doit être combattu jusqu’à ce qu’il adhère à toutes les Lois de l’Islam. Ceci est une règle, même si il prononce les deux Témoignages et adhère à certaines Lois Islamiques … Je ne connais aucune divergence quant à l’obligation de déclarer la guerre à ceux qui délaissent, changent ou refusent de mettre en œuvre une quelconque Loi incontestée de l’Islam …

[Source : Madjmou Al-Fatawa, volume 28, pages 501-508]

Commentaire par Muwahida

Le savant du Najd Ibn ‘Abd el Barr a dit rahimaollah : « Certains innovateurs parmi les kharijiteset les mu’atazilites se sont égarés dans ce domaine. Ils se sont inspirés de certains Versets du Livre d’Allah qu’il ne faut pas prendre au sens littéral. Des Versets comme : [Ceux qui n’appliquent pas les Lois d’Allah sont eux les mécréants]…E-tamhîd (17/16).

Commentaire par Anonyme

Sa’îd ibn Jubaïr fit le commentaire suivant : « Parmi les Versets ambigus que les harûritesutilisent, nous avons : [Ceux qui n’appliquent pas les Lois d’Allah sont eux les mécréants] ; un Verset auquel ils font joindre : [Après cela, les mécréants lui donnent des égaux].Dès qu’ils voient que l’Imam ne gouverne pas avec justice, ils prétendent qu’il devient mécréant. Or, étant donné que la mécréance consiste à donner des égaux au Seigneur, cela revient à commettre l’association. Ainsi, à leurs yeux, les membres de cette communauté sont des païens.

C’est alors qu’ils – les harûrites – s’insurgent et répandent le meurtre, comme nous avons pu le voir, en raison de l’interprétation erronée qu’ils font de ce Verset. »…el i’tisâm de Shâtibî (2/692), e-sharî’a d’el Âjûrrî (1/341-342), et e-tamhîd d’ibn ‘Abd el Barr (23/334-335). Il va sans dire que cette accusation ne vise pas les savants traditionalistes qui prennent ces Versets à leur compte pour kaffar celui qui forge des lois.

Commentaire par Anonyme

Sheykhul Islam ibn ~ abdelWAHHAB raHimahumuLLAAH a dit:
« Et ce verset est parmi lesquels les khawarij utilisent pour faire le takfir des gouverneurs qui jugent par autre que ce qu’ALLAAH a fait descendre et ils prétendent que leur croyance est le jugement d’ALLAAH »
Majmu ~ mu’allafât esh sheykh moHammed ibn abdelWAHHAB vol.2 page 1563 a la mas’ alat 122 (voir pour ce qui ont le pdf, vol. 13-1 page 147)

Commentaire par deleted

Ibn el Jawzî : « Il existe deux interprétation différentes en explication à ce Verset : – La première parle de mécroire en Dieu.
– Et la seconde parle de mécroire en cette Loi en particulier, mais sans sortir de la religion. Pour trancher, nous disons que ceux qui n’appliquent pas la Loi d’Allah en la reniant, tout en sachant qu’Allah l’a révélée, à la manière des Juifs, sont des mécréants. Néanmoins, ceux qui le font en étant juste animés par les passions sans la renier, ils sont des injustes et des pervers. Il est en effet rapporté selon ’Alî ibn Abî Talha, selon ibn ‘Abbâs : « En reniant ce qu’Allah a révélé, on devient mécréant, et en le reconnaissant, mais sans l’appliquer, on devient un injuste et un pervers. » »..Zâd el masîr (2/366-367).

Commentaire par deleted

El Qurtubî : « Là où nous voulons en venir dans cette analyse, c’est que ces Versets s’adressent aux mécréants et aux négateurs. Bien qu’ils aient un sens général, les musulmans n’en sont donc pas concernés. Délaisser (tark) la Loi d’Allah tout en donnant foi à son origine est moins grave que le shirk (association), en sachant qu’Allah (I) révèle : [Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit, mais il pardonne les péchés moindres à qui Il veut] Ainsi, délaisser le hukm de cette manière est un péché moindre que le shirk à l’unanimité des savants. Il est donc pardonnable, alors que le kufr est impardonnable. Ainsi, délaisser l’application du hukmn’est pas du kufr. ….
El mufhim (5/118).
Il explique la page juste avant que ce sont les kharijites qui prennent ce Verset au premier degré…

Commentaire par deleted

L’Imam Ahmed : Un jour, on lui demanda de quelle forme de mécréance s’agissait-il dans le Verset : [Ceux qui n’appliquent pas les Lois d’Allah sont eux les mécréants]? Ce dernier répondit exactement comme Tâwûs, l’élève d’ibn ‘Abbâs, soit en disant : « C’est de la mécréance qui ne fait pas sortir de la religion. »..marwiyat el imâm Ahmed fî e-tafsîr (2/45), masâil ibn Hânî (2/192), et masâil Abû Dâwûd (p. 209).

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