Islam : citations des Pieux Prédecesseurs


L’imam Ach-Chaafi’î
21 novembre 2010, 17:41
Filed under: Biographie

L’imam ach-Chaafi’î أبو عبد الله محمد بن إدريس الشافعي 

Son nom

Abou ‘Abdoullâh Mouhammad ibn Idrîss ibn Al-Abbâs Ibn Othmân Ibn Châfi’ ibn Assâib ibn ‘Abd ibn Yazîd ibn Hâchim ibn ‘Abdil-Muttalib.

Sa naissance (150 H)

Il est né en 150 H (772) à Ghaza en Palestine, selon l’opinion la plus reconnue. 

L’Imâm Shâfi’i a dit : « Je suis né à Ghaza en l’an 150, qui est l’année où s’est éteint Abu Hanîfa ». C’est pourquoi les gens disent encore aujourd’hui concernant cette année : « Un Imam est mort et un Imam est né ».

Une autre version affirme qu’il est né à Asqalan et une autre au Yemen. En tout état de cause, il est né dans une région qui lui était étrangère, et éloignée du pays d’origine de sa tribu à la Mecque, dans le Hidjâz.

Son départ pour la Mecque

Son père est mort avant que Mouhammad ne le connaisse, et il le laissa donc à sa mère, qui était une femme appartenant à la tribu des Azd.
Il a dit: « Ma mère m’a emmener avec elle à la Mecque alors que je n’avais que deux ans ».

Ses études

Il apprit le Coran par coeur à la Mecque étant encore un jeune enfant, puis il se mit à étudier la langue arabe, la littérature et la poésie avec ardeur, jusqu’à devenir une référence dans ces trois matières.

Ismâîl ibn Yahiâ a dit : « j’ai entendu Ach-Châfi’i dire : « J’ai appris le Coran à l’âge de sept ans et le Mouwattâ de l’Imam Mâlik à l’âge de 10 ans ».

L’apprentissage de l’arabe dans la tribu des Banî Hudhayl

Il quitta la Mecque pour rejoindre la tribu des Banî Hudhayl, avec qui il resta plus de 17 ans, car ils étaient la tribu la plus éloquente de toute l’Arabie. Il apprit d’eux l’éloquence de la langue et sa force.

La science du hadith

Puis ses aspirations se dirigèrent vers la science du Hadîth et de la Jurisprudence (فقه) qu’il alla rechercher chez de grands maîtres.

Il apprit, comme dit plus haut, le Mouwatta de l’Imam Mâlik. Il rencontra ce dernier, qui fut subjugué par le jeune Mouhammad et sa lecture. L’Imam Malik rahimahuLlah, lui dit un jour : « O fils de mon frère ! Apprends et Allah t’élevera. »

Une autre fois, il lui dit : « Mouhammad ! Crains Allah, car tu vas certainement avoir un avenir d’une brillance hors du commun. »

Ses différents voyages pour la recherche de la science

L’Imâm Ach-Châfi’i rahimahuLlah, effectua d’innombrables voyages qui eurent un impact immense et bénéfique sur sa science et ses connaissances. En effet, il quitta la Mecque pour Banî Hudhayl, puis il retourna à la Mecque, puis se dirigea vers Médine, afin de rencontrer l’Imam de la ville de l’Hégire, à savoir L’Imam Malik ibn Anas qu’Allah l’agrée. Puis après la mort de l’Imam Malik (qu’Allah l’agrée), il s’installa à Baghdad puis revint à la Mecque. Il la quitta une fois encore pour retourner à Baghdad, puis de Baghdad se dirigea vers l’Egypte.

Ibn Khallikân a dit : « L’hitoire de son voyage vers l’Imam Malik est connue, c’est pourquoi nous n’allons pas nous étendre à ce sujet. Il alla ensuite à Baghdad en 195H, dans laquelle il resta deux ans, puis il se dirigea vers la Mecque, puis revint à Baghdad en 198H, mais il n’y resta qu’un mois. Enfin, il quitta Baghdad pour l’Egypte, où il arriva en 199H (ou 201H selon certaines versions). Il resta en Egypte jusqu’à sa mort, le dernier vendredi du mois de Rajab de l’an 204H. »

Ses livres

– La mère [Al-Oum] : Il y a noté ses opinions sur diverses questions, et y a rapporté des débats qu’il a eu avec d’autres oulémas, notamment hanafites ou malékites.
– La Risâla – les fondements du droit musulman
– Ses exégèses de certains versets du Coran ont été rassemblés par le shâfiite Al-Bayhaqiy dans un livre intitulé Âyât ul-Ah’kâm.

Ses professeurs

Mâlik, Mouslim ibn Khalîd az-Zangi, Soufian ibn ‘Ouyayna, Al-Layth ibn S’ad et d’autres…

Ses disciples

Rabi Ibn Soulayman, Ahmad et beaucoup d’autres… Parmi les Shafiites les plus connu figure Al-Bayhaqi et An-Nawawi entre autres.

Sa mort (204 H ; 54 ans)

Il s’est éteint après la prière du Maghreb, la nuit du vendredi, dernier jour du mois de Rajab de l’an 204H, à l’âge de 54 ans.

Ibn Khallikane a dit : « il y a eu consensus des savants de toutes les contrées, parmi les gens du hadith, du fiqh, des bases du fiqh, de la langue, de la grammaire et des autres sciences, au sujet de sa probité, sa dignité, sa notoriété, sa frugalité, sa crainte d’Allah, sa vie probe, sa place élevée et sa générosité ».

Sa science

Ar-Rabî’ ibn Suleymane rapporte : « Châfi’i (qu’Allah lui fasse miséricorde) avait l’habitude de s’asseoir dans son assemblée après la prière du Sobh. C’est alors que venait à lui les spécialistes du Coran. Ils prenaient de sa science puis le quittaient lorsque le soleil se levait. Venait alors le tour des spécialistes du hadith, qui le questionnaient au sujet de l’éxégèse et du sens des paroles du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Ils quittaient l’assemblée lorsque le soleil était haut dans le ciel, et l’assemblée se consacrait alors à la confrontation des avis et à la déduction. Lorsque l’heure du Dhohâ sonnait (milieu de la matinée), les élèves se levaient pour laisser place aux spécialistes de la langue arabe, de la métrique (science de la composition des vers de poésie), de la grammaire et de la poésie. Ils restaient à ses côtés et profitaient de sa science jusqu’à ce que le soleil atteigne presque son zénith, moment où l’Imam Ach-Châfi’i quittait l’assemblée… qu’Allah l’agrée. »

Mouhammad ibn Abdelhakam rapporte : « De ma vie je n’ai vu quelqu’un de comparable à Ach-Châfi’i. Les spécialistes du hadith venaient à lui et lui présentaient les sujets ardus de la science du hadith. Il leur donnait alors des enseignements concernant les secrets de cette science, secrets dont ils n’avaient jamais soupçonné l’existence auparavant . Ils se levaient alors de l’assemblée, pleins d’admiration pour l’Imam. Quant aux spécialistes de la jurisprudence (fiqh) – qu’ils soient des adeptes de son école ou non – ils ne quittaient pas son assemblée sans reconnaître sa suprématie. Les spécialistes de la littérature lui présentaient des poèmes, dont il n’avait aucune difficulté à percer le sens profond. Il connaissait par coeur 10 000 vers de poésie Hudhaylite (de la tribu des Banî Hudhayl), de même qu’il savait parfaitement les analyser et les expliquer. En outre, il faisait partie des plus grands savants concernant l’histoire des arabes… et tout cela grâce à la sincérité de ses actes pour Allah le Très-Haut. »

Mas’ab ibn Abdillah Az-Zubeyri a dit :« Je n’ai jamais vu une personne plus versée dans l’histoire des arabes que Châfi’i »

Il a été rapporté de Muslim ibn Khâlid qu’il dit un jour à Mouhammad Ibn Idrîss Châfi’i, alors qu’il n’était âgé que de 18 ans : « Emet des fatwas, Abu Abdillah ! Car tu as largement atteint le niveau pour cela ! »

El Humaydi a dit :« Bien que la volonté ne nous (c.à.d spécialistes du hadith) manquait pas, nous ne savions comment répondre aux juristes du Ray (ahlul-ray, gens de la raison), jusqu’à ce que Châfi’i apparut. C’est grâce à lui que nous apprîmes à répliquer et à vaincre nos adversaires ».

Sa modestie et son amour de la vérité

Châfi’i était célèbre pour sa modestie et son souci de retour à la vérité quand elle n’était pas de son côté. La preuve en est de ses multiples débats, cours et fréquentations d’autres savants, de ses élèves et des gens en général.

Al Hassan ibn Abdilaziz Al Djarawi El Misri a dit : Châfi’i avait l’habitude de dire : « Jamais je n’ai engagé de débat avec quelqu’un en espérant que l’erreur soit de son côté. Et jamais mon coeur n’a contenu une quelconque science, sans que je ne désire qu’elle soit dans le coeur de toute personne et qu’elle ne me soit pas attribuée. »

Ach-Châfi’i a aussi dit : « Jamais je n’ai engagé de débat avec quelqu’un si ce n’est avec l’intention sincère de lui porter bon conseil ».

Il a aussi dit : « Jamais je n’ai présenté la vérité et la preuve à quelqu’un puis il les a acceptés, sans que mon amour et mon respect pour lui n’aient augmenté. Et jamais un personne ne s’est enorgueilli devant la vérité et a rejeté la preuve, sans qu’il soit profondément tombé dans mon estime. »

Sa piété et son adoration

Ar-Rabi’ ibn Suleymane a dit : L’Imam Châfi’i a dit : « Je jure par Allah que cela fait 16 ans que je n’ai été rassasié, sauf une fois… nourriture que mon organisme rejeta d’ailleurs. En effet, combler sa faim alourdit le corps, anéantit l’éveil, attire le sommeil, et engendre la faiblesse face à l’adoration. »

Ar-Rabi’ a aussi dit : « l’Imam Châfi’i avait divisé sa nuit en trois : dans son premier tiers il écrivait. Dans le second, il dormait et dans le dernier il priait. »

Il a aussi dit : « Les actes les plus difficiles à pratiquer sont au nombre de trois : la générosité malgré la pauvreté, la crainte d’Allah dans l’isolement, et une parole de vérité devant une personne que l’on craint et de qui on espère. »

Son éloquence

L’Imam Châfi’i était d’une grande éloquence et d’un très beau parlé. Il était une référence dans la langue arabe, mais aussi dans les langues des tribus avoisinantes. Il s’adonna à l’étude de la langue arabe pendant 20 ans, et ce malgré son éloquence et son beau parlé d’origine. Il vécut pendant un certain temps aux côtés de la tribu des Bâni Hudhayl, ce qui eut des conséquences bénéfiques et évidentes sur son éloquence et l’augmentation de ses connaissances dans la langue arabe, la littérature et la poésie. A tout cela s’ajoute ses recherches personnelles constantes et sa lecture infatiguable, jusqu’à être devenu une référence dans la langue et la grammaire.

Abu Ubayd a dit : « Châfi’i faisait partie de ceux auprès desquels on venait apprendre la langue »

Abu Ayyoub Assuwaid a dit : « Apprenez la langue arabe chez Châfi’i »

Al Asma’i a dit : « J’avais l’habitude de corriger mes fautes de poésie hudhaylite auprès d’un jeune à la Mecque qui s’appelait Mouhammad Ibn Idrîss »

Ahmad Ibn Hanbal a dit : « Châfi’i faisait partie des personnes les plus éloquentes. Et l’Imam Malik était subjugué par sa lecture, en raison de son éloquence. »

Ahmad Ibn Hanbal a aussi dit : « Personne ne touche un encrier ou une plume sans qu’il ne soit redevable de quelque chose à Châfi’i ».

Abu Nu’aym El Astrabâdhi a dit : j’ai entendu Ar-Rabi’ dire : « Si tu voyais Châfi’i, son éloquence et son beau parlé, tu en serais étonné. Et s’il avait écrit ses livres avec la langue arabe qu’il utilisait lors de nos débats, personne n’aurait pu les lire, en raison de sa grande éloquence et de la rareté de certaines de ses expressions. Cependant, il s’efforçait de faire de telle façon que ses oeuvres puissent être lues par n’importe qui ».

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Commentaire par DavyBocande




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