Ibn al-Qayyim a dit :
« Sache que l’homme ne peut être appelé imam dans la religion que jusqu’à qu’il soit un meneur dans l’appel à l’Unicité (at-Tawhid), et et qu’il voue de l’alliance et de l’inimitié pour cela. »
[Rawdah al-Muhibbin (1/475)]
L’Imâm Ahmad rapporte les propos suivants d’Abû Mûsâ Al-Ach’arî – qu’Allah l’agrée – :
« Je dit un jour à ‘Umar– qu’Allah l’agrée – : ‘J’ai un scribe chrétien’.
Il me répondit : ‘Que t’arrive-t-il ? Qu’Allah te combatte ! N’as-tu pas entendu la parole d’Allah le Très Haut : « Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. » . Pourquoi n’as-tu donc pas pris un scribe monothéiste pur (Hanîf) ?’.
Je me justifiais : ‘Ô Commandeur des Croyants ! Je ne fait que profiter de ses services de scribe… quant à sa religion, c’est son affaire.’
‘Umar rétorqua : ‘Jamais je ne les honorerais alors qu’Allah les a humiliés. Jamais je ne les estimerais alors qu’Allah les a méprisés. Jamais je ne les rapprocherais alors qu’Allah les a éloignés.’ »
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Un pieux prédecesseur a dit :
«La recherche de secours d’une créature auprès d’une créature est semblable à la recherche de secours du prisonnier auprès d’un autre prisonnier.»
[‘Uyub an-Nafs 1/42-45]
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L’imam AbdAllah ibn al-Mubarak (118 – 181 H.) a été interrogé sur deux hommes : l’un est rempli de crainte réverencielle et l’autre est tué sur le chemin d’Allah azza wa jall. Il a répondu :
« Celui qui m’est le plus cher des deux et celui qui a le plus de crainte. »
[cité par Ibn Rajab dans « Kitab at-Takhwif min an-Nar »]
Abu Suleyman ad-Darani a dit :
« La crainte d’Allah est à l’origine de ce qui est bien dans le bas monde et dans la vie future. Et tout coeur où il n’y a point de crainte d’Allah est un coeur ruiné. »
[cité par Ibn Rajab dans « Kitab at-Takhwif min an-Nar »]
’Alî (radhiallâhu ’anhu) a dit :
« Certes l’adorateur n’espère qu’en Allâh, il n’a peur que de ses péchés, car un malheur n’arrive qu’après avoir commis un péché, et il n’est levé qu’après le repentir. »
[Masâ-îb ul-Inssân min Makâ-îd ich-Chaytân de Taqî ad-Dîn Ibn Muflih al-Maqdissî, p.3-5]
Mouhammad bnou Mâlik bnou Dayghem a dit : Mawlânâ Abû Ayyûb a dit : « Abû Mâlik me dit un jour :
« Prend garde à ta propre âme, car les soucis des croyants dans ce bas-monde n’ont jamais de fin. Et je jure par Allah que si le Jour Dernier n’est pas une cause de bonheur pour le croyant, deux malheurs se seront alors abattus sur lui : les soucis de ce bas-monde et l’affliction de l’au-delà ».
Je m’écriais alors : « Je donnerais mon père [en rançon] pour toi [Ô Abû Mâlik] ! Comment le Jour Dernier ne serait-il pas une cause de bonheur pour le croyant alors qu’il peine et se fatigue pour Allah dans ce bas-monde ? ! »
[Abû Mâlik] répondit : « Ô Abû Ayyûb, comment [être sûr de] l’acceptation de nos actes [par Allah] ? Comment [être sûr d’]être sauf ? » Il dit ensuite : « Il se peut qu’un homme pense avoir amélioré son état, bien accompli ses sacrifices, purifié son intention, parfait ses actes… pourtant tout ceci risque d’être rassemblé le Jour de la Résurrection pour lui être jeté au visage ! »
[Ibnou l-Djawzî Sifatou s-Safwah v.3 p.360]